Art tout-terrain x 24

Mis à jour le 26 mars 2021
Temps de lecture : 1 min

L’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension transforme son territoire en un véritable musée d’art à ciel ouvert et convie les citoyennes et les citoyens à la découverte d’Art tout-terrainx24.

L’espace public est embelli de manière ludique et poétique par 200 œuvres d’art grands formats réparties dans 24 lieux extérieurs. Ces œuvres proviennent de six artistes locaux et seront en place jusqu’à la fin du mois de mai.

Les citoyennes et les citoyens seront amenés à faire des découvertes artistiques inattendues pendant leurs balades et leurs sorties quotidiennes. Ce projet vise à rendre l’art accessible en tout temps et permet à la population d’admirer des œuvres d’artistes locaux.

Le paysage urbain est agrémenté des œuvres de Doyon-Rivest, Sarah Wendt & Pascal Dufaux, Pauline Stive, Marie-Pier Lopes, Nabil Azab et Ludmila Steckelberg alias VahMirè, tous artistes de l’arrondissement.

Partez à la découverte de leurs œuvres à travers les quartiers!

Carte de l'emplacement des œuvres

Les artistes

Mathieu Doyon et Simon Rivest ont débuté leur carrière commune en 2000. Leur pratique se déploie de façon organique en combinant leurs formations en arts visuels et en design graphique. À l’image de notre époque, leur corpus éclectique est constitué de photographies, d’installations, de vidéos, de sculptures et d’art public.

Le duo s’intéresse à la communication et aux questions qui s’y rapportent. Ils créent des œuvres qui détournent les codes établis pour soulever des questions, créant ainsi des vides et des courts-circuits d’où émergent de la poésie. Pour eux, poser un geste artistique, c’est communiquer.

Dévorait art vidéo

Ces six images d’anagrammes dansés ont été conçues pour accompagner trois bandes-vidéo dans un projet installatif qui engage l’art sur les voies de la remise en question et de l’autodérision. Les anagrammes reprennent un vocabulaire associé à la critique d’art en illustrant de façon loufoque des notions opposées. Provocatrice, la proposition de Doyon-Rivest vise volontairement un public élargi qui n’a pas toujours le réflexe d’entrer dans les galeries d’art.

Découvrez les bandes-vidéo

En savoir plus sur les artistes

Ces deux artistes et résidents du quartier de Villeray, travaillent en duo depuis 2015. Ensemble, ils ont développé une méthodologie de collaboration associant la sculpture, les arts médiatiques, l’installation et l’éphémérité du travail du corps en performance et en danse. Leurs travaux, communs et individuels, ont été présentés à travers le Canada, le Mexique, les États-Unis, l’Australie et l’Europe.

La montagne avance, mes ongles s’enroulent

Ce projet est une série de photographies prises lors du tournage d’un film chorégraphique au parc national du Gros-Morne, à Terre-Neuve. Ces performances ont été développées principalement en relation aux singularités géologiques des Tablelands et de Lobster Cove où, dans les années 60, a été prouvée la théorie des plaques tectoniques. Les plaques tectoniques, ces géantes pièces qui composent le manteau terrestre, sont mues par un constant mouvement les déplaçant à une vitesse similaire à la croissance des ongles humains. Ces images, ponctuées de références à la géologie, à la gestuelle et au textile, sont animées par un subtil travail de transformation de la matière numérique : une fine déformation de la surface photographique et vidéographique. Les artistes y explorent les notions de sédimentation et de stratification; le passage du temps, la présence humaine et le temps géologique de la planète.

Le projet La montagne avance, mes ongles s’enroulent a été rendu possible grâce au soutien duMusée du Centre de la Confédération, The Rooms Museum, Centre Axenéo7, Tangente Danse, Parcs Canada, le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec.

En savoir plus sur les artistes

Pauline Stive étudie les arts plastiques et l’illustration à Paris puis, en 2009, elle quitte la France et part pour un voyage qui durera quatre ans au cours duquel elle remplit les pages de multiples carnets de croquis. De retour à Montréal, elle se lance dans l’illustration à temps plein et travaille sur des projets éditoriaux, des livres ou encore des étiquettes de bière! Elle aime dessiner les gens. Le portrait et les enjeux de société sont au centre de sa création. 

Aimant jouer avec le sens des mots et créant le plus souvent en collaboration avec d’autres imaginaires, Pauline Stive présente une sélection de dessins et d’illustrations digitales inspirés tant par la poésie d’auteurs contemporains, que par la musique et les rencontres qui se transforment en images. 

Détails sur les oeuvres présentées :
BANLIEUE DE L’HIVER est uneillustration digitale accompagnée d’un extrait de l’auteur Laurent Corbec.

LA ROSE DES VENTS est uneillustration digitale accompagnée d’un extrait de l’auteurJoan Sénéchal.

BOYS SHOULD CRY BOYS SHOULD CRY #1 sont des illustrations digitales accompagnées des mots de Pauline Stive. 

llustration pour l’album de Eyevin Nonet «Thomas Chapin III: Unearthed» (BANDCAMP)

En savoir plus sur l’artiste

Marie-Pier Lopes, aussi connue sous le nom de ZEPOL, est une artiste visuelle résidente de Villeray. Diplômée de l’Université du Québec à Montréal en 2014, elle poursuit sa pratique artistique et enseigne les arts visuels. Inspirée par le corps, la performance, ainsi que par le fait d’être une femme dans notre société de consommation, elle traite principalement de ses sujets à travers le collage et la peinture. Par ailleurs, son œuvre No pressure, présentée en 2019, lui a permis de participer à de nombreuses rencontres et tables rondes internationales autour de la pratique du collage chez les femmes. 

Juxtaposant acrylique, collage et gravure en jouant avec la frontière de ces médiums, cette sélection de huit tableaux combine des œuvres réalisées entre 2014 et 2017, qui explorent la décomposition de sujets et de scènes dans l’univers de l’abstraction, en plus d’exposer une nouvelle série sur panneaux de bois grands formats. 

En savoir plus sur l’artiste

Nabil Azab est un artiste visuel qui vit et travaille à Tiohtiá:ke (Montréal). Son travail considère la relation entre les images et la mémoire, ainsi que la capacité de la caméra à agir comme une extension de l’auteur au sein de cette relation. Employant plusieurs méthodes de collecte, de capture et de manipulation, il crée des images qui sont fermement présentes dans un autre monde. Nabil est titulaire d’un Baccalauréat en beaux-arts (BFA) en Photographie de l’Université Concordia.

Les œuvres exposées ici représentent plusieurs corps de travail qui constituent le cœur de sa pratique artistique. D’une part, l’artiste reformate sa propre archive d’images provenant de son cellulaire, autrement banales, en grand format. Cet acte questionne l’importance de l’histoire et la beauté de certains matériaux souvent négligés. Son travail marque aussi l’utilisation des multiples méthodes d’intervention, de superposition et de distorsion avec des négatifs de films, qui visent à créer des paysages surnaturels. 

En savoir plus sur l’artiste

Ludmila Steckelberg, alias VahMirè, est une artiste multidisciplinaire brésilienne installée à Tiohtià:ke (Montréal) depuis 2009. Elle détient un baccalauréat en arts visuels, une maîtrise en muséologie et poursuit des études en arts visuels et médiatiques.Son travail fait partie de plusieurs collections et a été présenté dans de nombreuses expositions et publications en Europe, au Canada, en Chine et dans son pays d’origine. En tirant profit d’une esthétique entre naturelle et surnaturelle, son œuvre évoque le glissement entre la présence, l’absence et les transformations identitaires causées par des revirements de contextes culturels et géographiques. 

Macro

La série Macro (2017- ) est un déploiement de la série Fiat colorem (2012- ) et a comme support des photographies argentiques allemandes et québécoises trouvées. De ces images s’estompe le profil de personnes et d’objets, derrière une couche brodée. À travers l’utilisation du textile, l’artiste explore et perpétue, à sa façon, la tradition artisanale des femmes de sa famille et de son pays. La série explore la question de la relation, du contact, de la disparition et du vide que cela peut entraîner. 

En savoir plus sur l’artiste