Dans les années 1930, l’on appelait midinettes les ouvrières montréalaises qui travaillaient dans l’industrie du vêtement. Sous-payées et soumises à de mauvaises conditions de travail, quelque 5000 travailleuses s’organisent et mènent, avec l’Union internationale des ouvriers du vêtement pour dame (UIOVD), la plus grande grève de l’industrie du vêtement pour dames de l’histoire de Montréal, du 15 avril au 3 mai 1937. À son issue, la grève porte ses fruits : les travailleuses obtiennent la diminution du nombre d’heures de travail hebdomadaire, l’augmentation de leur salaire moyen et une meilleure rémunération de leurs heures supplémentaires. En contexte montréalais, le nom des midinettes évoque nécessairement la grève de 1937. Il complémente donc bien le nom du parc des Couturières, en rappelant le caractère actif de ces femmes solidarisées au sein du mouvement syndical. De même, il s’harmonise bien avec les noms du parc Rose-Pesotta, de la rue Léa-Roback et de la rue Yvette-Charpentier, qui honorent la mémoire de trois femmes impliquées dans la grève des midinettes.SOURCES. — LÉVESQUE, Andrée, « Les midinettes de 1937 : culture ouvrière, culture de genre, culture ethnique » dans LAMONDE, Yvan et Denis SAINT-JACQUES, 1937 : un tournant culturel, Québec, Presses de l’Université Laval, 2009, p. 71-88.
Source
Compilé par Gabriel Martin, 2016