Fort-Lorette : sur les traces de la mission sulpicienne du Sault-au-Récollet
Depuis 2017, les fouilles archéologiques du site ont permis de découvrir de nombreux vestiges retraçant l’évolution de la mission. Elles témoignent également des échanges entre les Premières Nations et la communauté européenne et du savoir-faire des autochtones. Voici un survol de ces découvertes.
2017 : premières traces matérielles de la mission
- Mise au jour des structures orientées selon l’axe de la rivière plutôt que selon le découpage cadastral.
Découverte d’artefacts datant de la fin du 17e siècle et du début du 18e siècle, dont des céramiques françaises, des faïences européennes et des perles de verre. Des restes d’animaux domestiques et sauvages s’y retrouvaient également.
Ces découvertes ont validé l’hypothèse selon laquelle la mission se situait en partie sur le site et ont été associées au fort institutionnel. Suivant cette intervention, le ministère de la Culture et des Communications a publié un avis d’intention de classement du site.
2018 : Localisation et disposition du fort et du village autochtone
- Révision de l’hypothèse de 2017 sur l’emplacement du fort institutionnel à partir des données archéologiques et d’un plan anonyme et non daté du secteur du fort Lorette qui a servi à de nombreuses reconstitutions du 19e et 20e siècles.
- Identification de deux emplacements hypothétiques du village autochtone de la mission.
Récolte d’artefacts associés au 18e siècle.
C’est en 2018 qu’a eu lieu le classement officiel du site pour son intérêt archéologique et que la Ville de Montréal a fait l’acquisition de la propriété sise au 12 375, rue du Fort-Lorette.
2024 : mission, domaine seigneurial et paroisse
- Dégagement d’autres segments de la tranchée de palissade du fort institutionnel.
- Mise au jour d’importants vestiges architecturaux en pierre, dont une base de cheminée à deux âtres et d’un mur d’enceinte datant du 18e siècle.
- Découverte d’une importante concentration d’artefacts, incluant une bague dite « jésuite ».
Élaboration de scénarios hypothétiques d’évolution du cadre bâti de la mission et du domaine seigneurial subséquent.
Cette campagne a permis de mieux comprendre l’évolution du site et la succession des occupations.
2025 : indices sur les premières phases d'occupation
- Délimitation des deux bâtiments et meilleure compréhension de l’organisation spatiale du fort ainsi que des différentes phases d’occupation du site.
- Mise au jour de vestiges datant du troisième quart du 17e siècle, dont des fragments de pipes en argile, des ornements et des perles en pierre rouge associés à la présence autochtone.
Identification d’une couche de sol brûlée témoignant du défrichage du terrain après sa concession en 1675.
Ces découvertes illustrent la transition progressive d’un espace naturel vers un milieu occupé et construit.
2026 : à la recherche du manoir et du village
Fouilles réalisées dans le secteur du fort institutionnel et à proximité de l’église
Les travaux visent à compléter notre compréhension du site et à mieux comprendre son organisation et son étendue aux différentes périodes d’occupation humaine.
Interventions archéologiques de 2017 à 2024
Partenaires

Les interventions archéologiques sont réalisées grâce au soutien financier du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal dans le cadre de l’Entente de développement culturel de Montréal.
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