Rencontre citoyenne - Cohabitation - Sainte-Catherine Est et Quartier latin

L’arrondissement de Ville-Marie et les élus ont convié les résident(e)s du secteur du Quartier latin, entre les rues Sherbrooke, Saint-Urbain, Saint-Antoine et Berri, à une rencontre citoyenne pour discuter de la cohabitation sociale dans le secteur.
La rencontre s’est tenue notamment en présence de membres du SPVM et de Santé Québec Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal Universitaire.
Les résident(e)s ont exprimé leurs préoccupations, leurs défis et leurs solutions pour favoriser le partage de l’espace public. Voici un résumé des idées exprimées par les participant(e)s lors de cette rencontre et quelques éléments de réponse offerts.
À noter que ce qui est rapporté provient des citoyen(ne)s participant à la rencontre et ne représente pas le point de vue de l’Arrondissement ou des intervenant(e)s sur place.
Solidarité sociale, itinérance et services :
- Certain(e)s participant(e)s indiquent qu’ils et elles aimeraient avoir une présentation des solutions proposées par les différentes instances et des statistiques, davantage qu’une session où ils ou elles peuvent s’exprimer.
- On indique qu’un très long délai d’attente et d’intervention a été expérimenté lors d’un appel à l’EMMIS.
- Une personne remercie Ville-Marie d’avoir mis en place le processus d’attestation d’identité et de résidence pour faciliter la vie des personnes vulnérables. Cela permet de récupérer des documents importants plus facilement et de faire les démarches pour avoir un logement. Il est suggéré d’offrir des casiers d’entreposage pour faciliter la vie des personnes vulnérables et de favoriser les initiatives pour leur trouver des occupations et leur permettre de retrouver la dignité, pour réduire la consommation et les méfaits.
- Il est noté à plus d’une reprise que l’organisme Sac-à-dos fait un travail incroyable auprès des personnes vulnérables et est toujours disponible pour aider les résident(e)s et les commerces.
- Un participant souligne la déshumanisation des personnes en situation d’itinérance dans les discours, que certaines personnes oublient qu’il y a des humains derrière.
- Un citoyen aimerait savoir à quel moment l’organisme PAQ2 va déménager, puisque son déménagement est prévu depuis longtemps et la date est sans cesse repoussée. Elle devait être une ressource temporaire.
Éléments de réponse offerts aux participant(e)s :
- Une équipe de médiation communautaire a été ajoutée dans le secteur du Quartier latin à l’été 2026. Opérée par la Société de développement social, cette équipe peut intervenir de jour, en semaine, auprès des personnes vulnérables. Cette équipe est reconnaissable grâce à leur macaron jaune sur le terrain. Il est possible de joindre l’équipe au numéro indiqué sur l’aide-mémoire distribué à l’entrée ou la sortie de la rencontre.
- Il a été question d’un déménagement en 2028, mais aucune date officielle n’a été annoncée pour le déménagement de PAQ2.
Sentiment de sécurité et criminalité :
- Certain(e)s soulignent la très grande proximité de PAQ2 et du CPE Fleur de macadam, ce qui augmente le sentiment d’insécurité des familles.
- On rapporte des cas d’entrée par effraction, vols, attaque, des gens qui viennent faire leurs besoins à l’intérieur, occupation d’une entrée ou même des personnes qui dorment entre deux portes et, dans certains cas, le déclenchement d’alarmes d’incendie. Ce sont les résident(e)s qui doivent payer pour effectuer les réparations et payer pour les dégâts des méfaits. On veut qu’il y ait plus de patrouilles dans différents secteurs identifiés (Saint-Laurent, Saint-Dominique, De Bullion, Hôtel-de-Ville, Sainte-Elizabeth, Saint-Norbert, ruelles, etc.). Certain(e)s indiquent qu’il s’agit de l’un des pires étés vécus jusqu’à maintenant.
- La vente de drogues est un enjeu très préoccupant pour les participant(e)s et cela se déroule dans certaines ruelles, stationnements, racoins ou sur la rue et cela se passe souvent en une question de secondes. Malgré plusieurs appels au 911, il semble difficile d’agir lorsque le crime se déroule. Il est demandé que des patrouilles plus fréquentes soient mises en place, à différents moments de la journée pour contrer la situation.
- On rapporte que, depuis qu’une tente a été érigée près de PAQ2, comme lieu de haut seuil de tolérance, une hausse de la criminalité et des méfaits a été remarquée dans les alentours, notamment sur la rue Saint-Norbert (maison vandalisée, seringues trouvées et vendeurs de drogues observés). Il est indiqué que le quartier n’est plus sécuritaire comme il l’était avant.
- Squatteurs observés dans le secteur et augmentation de la prostitution semblent aussi être un problème.
- Il est suggéré de mettre en place des services de patrouille de police récurrents le matin et le soir pour surveiller les vendeurs de drogue.
- Il est suggéré d’implanter des programmes d’aide financière pour aider les propriétaires à sécuriser les bâtiments.
Certain(e)s soulignent qu’ils ou elles ont peur que des actes de violence puissent survenir dû à l’augmentation de l’intolérance.
Éléments d’information donnés aux participant(e)s
- Les informations transmises au SPVM permettent d’orienter les actions des équipes. Depuis le 31 août, des équipes dédiées à la résolution de problèmes ont été ajoutées pour assurer une présence soutenue dans les endroits chauds, 24 h sur 24, 7 jours sur 7. On parle de 14 policiers et deux sergents qui ont été ajoutés en surplus, qui patrouillent à pied dans les quartiers chauds pour faire des observations et agir; une amélioration a d’ailleurs été notée. Pour transmettre des situations récurrentes, l’information peut être envoyée par courriel à [email protected]. Lorsque des données seront disponibles sur l’implantation de ces nouvelles équipes par le SPVM, les données seront partagées avec les résidant(e)s.
- Une rencontre a eu lieu entre PAQ2, le Centre d’amitié autochtone, la santé et le SPVM pour trouver des solutions dans ce secteur et améliorer les interventions.
- Il est très important de rapporter au 311 les lieux où des seringues sont trouvées, du vandalisme a été effectué ou autre situation qui ne sont pas des crimes, cela permet d’intervenir de manière plus précise.
- On indique aussi qu’une présence plus soutenue d’EMMIS a été demandée dans le secteur et que l’ajout de navettes permettra de transporter les personnes vulnérables vers les bonnes ressources.
Santé publique et consommation de drogues
- Un seul bilan de l’implantation des sites d’injection supervisée en 2018, et aucun bilan par la suite. Il serait important d’avoir des bilans annuels supplémentaires et des données pour avoir des indicateurs sur la criminalité à proximité.
- La participation citoyenne devrait être incluse dans les comités de secteur pour les centres d’injection supervisés et impliquer les citoyens en amont.
- Il serait important d’avoir des données probantes sur les centres d’injection supervisés, certaines études démontrent que les centres augmentent aussi la criminalité et la consommation. Il est important de voir ce qui se passe ailleurs et de bien analyser les données pour évaluer le bien-fondé des initiatives.
- Certain(e)s soulignent que les personnes intoxiquées près de Cactus sont particulièrement agressives, ces personnes se déplacent sur notre palier de porte, bloquant l’accès et on se fait agresser quand on essaie de les déloger.
Éléments de réponse offerts aux participant(e)s
- Les centres d’injection ne sont qu’une solution parmi un arsenal de moyens pour réduire les surdoses et les décès liés à la consommation, on analyse beaucoup la trajectoire de soins.
- Rappel que les centres d’injection supervisés sauvent des vies, mais qu’il est difficile de les implanter ou de les déplacer à Montréal.
- Certains centres ne sont pas adaptés aux nouvelles tendances de consommation, les services doivent être ajustés, ce qui est un défi. Cela fait en sorte que certaines personnes consomment devant les centres.
- Les citoyen(ne)s intéressé(e)s peuvent consulter le site web de la DRSP pour obtenir des données pertinentes.
Logement et habitation
- Important de mettre en place des actions ou des solutions pour éviter les rénovictions et conserver des maisons de chambre et du logement social. Les pétitions contre le logement social devraient être dénoncées.
- Du logement social sera réalisé sur la rue Clark, et des observations ont été réalisées par l’Arrondissement devant la rue de la Gauchetière Est pour apporter des améliorations.
Aménagement urbain
- Entre De Bullion et Hôtel-de-Ville, et sur la rue Berger, l’éclairage n’a pas encore été ajusté, la rue Berger doit aussi être éclairée davantage.
- Demande d’ajout d’une brigade de propreté dans le secteur, surtout près du CPE Fleurs de macadam avant l’ouverture. Il y aurait deux lieux distincts. On voit que cela a été fait dans le secteur Ontario Est, nous voudrions la même chose, surtout pour ramasser les seringues.
- Toilettes publiques : il y a des besoins pour leur installation parce que les gens viennent faire leurs besoins à l’intérieur des bâtiments.
- Il est suggéré de bloquer les entrées de magasins abandonnés pour éviter de créer des lieux favorables aux vendeurs de drogue.
Éléments de réponse offerts par la Ville :
- L’éclairage sur la rue Berger a été réparé à la suite de la rencontre et une évaluation est en cours afin qu’il soit amélioré.
Bruit et partage de l’espace public
- Une meilleure surveillance des horaires de chantier et des travaux devrait être mise en place pour réduire les impacts du bruit des travaux.
- Il est suggéré d’augmenter la présence d’intervenants et de services près du Square Viger.
- Il est suggéré d’assurer une présence d’intervenant(e)s près des hébergements de transition la nuit ou des organismes lorsqu’ils sont fermés pour que des personnes puissent intervenir lorsqu’il y a des gens en crise pour éviter les cris et les dérangements la nuit.
- Mettre des règles ou assurer des horaires pour que les enfants puissent profiter des terrains de soccer près des habitations Jeanne-Mance et non pas seulement les groupes d’adultes organisés.
Concertation
- Intéressant de rassembler les résident(e)s du quartier et de voir la communauté rassemblée. Il faudrait aussi favoriser le dialogue entre les organismes (les communications avec PAQ2 semblent avoir été coupées), les résidents et les commerces pour se tenir et trouver des solutions lors d’événements de quartier.
Recherche rapide
Besoin d’aide?
Communiquez avec nous si vous avez des questions.
Assistant virtuel
Are you sure you want to leave this page?
This page is not available in English. You will be redirected to the English home page.