Résumé de la rencontre citoyenne en cohabitation - Vieux-Montréal

L’arrondissement de Ville-Marie et les élus ont convié les résident(e)s du secteur du Vieux-Montréal (entre les rues Atateken, Saint-Antoine Est, Saint-Gabriel et de la Commune Est) à une rencontre citoyenne pour discuter de la cohabitation sociale dans le secteur.
La rencontre s’est tenue notamment en présence de membres du SPVM et de Santé Québec Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal Universitaire.
Les résident(e)s ont exprimé leurs préoccupations, leurs défis et leurs solutions pour favoriser le partage de l’espace public. Voici un résumé des idées exprimées par les participant(e)s lors de cette rencontre et quelques éléments de réponse offerts.
À noter que ce qui est rapporté provient des citoyen(ne)s participant à la rencontre et ne représente pas le point de vue de l’Arrondissement ou des intervenant(e)s sur place.
Solidarité sociale, itinérance et services :
- Certaines personnes expliquent leur sentiment d’impuissance face à la situation, on demande comment un(e) citoyen(ne) peut contribuer. On indique qu’il est plus important que jamais de garder la bienveillance envers les personnes vulnérables, que cela peut faire une différence. L’éducation et l’engagement sont des clés.
- Certain(e)s indiquent que la problématique est moins présente ailleurs dans d’autres pays, on se questionne à savoir si la ville étudie ce qui fonctionne ailleurs.
- Il est noté que, sur la rue Saint-André, il y a un centre d’hébergement qui ne cause aucun problème. On reconnaît que ce n’est pas parce qu’une ressource est présente qu’il y a des problèmes.
- Une amélioration a été notée au parc Faubourg Québec, des personnes soulignent que l’équipe à l’adresse courriel [email protected] est très réactive.
- Une personne affirme comprendre les efforts qui ont été mis en place par la Ville, par la santé et les services communautaires, mais demande ce que la Ville peut faire de plus pour éviter les portes tournantes en matière de santé ou même de criminalité.
Éléments de réponse offerts aux participant(e)s :
- La Ville a demandé trois centres d’urgence pour les personnes vulnérables à Montréal pour créer un corridor de soins, pour aider avec les problématiques de santé mentale ou de dépendance.
- La Ville investit plus de 30 millions en itinérance par année pour offrir des ressources aux plus vulnérables.
- La Ville croit en une réponse coordonnée de l’ensemble des acteurs pour travailler ensemble pour réduire les problématiques et l’administration sent que du côté du gouvernement provincial, on comprend bien l’urgence d’agir.
On demande quelles sont les actions qui sont mises en place chaque jour en lien avec la cohabitation, et à quoi ressemble une journée type des services dans le quartier.
Éléments de réponse offerts aux participant(e)s :
- Investissement supplémentaire de 5 millions en propreté par la Ville, mise en place de plus de brigades de propreté, et augmentation des effectifs de nuit. Les effectifs de l’arrondissement sont aussi déplacés en fonction des besoins.
- Une équipe de médiation communautaire de l’Accueil Bonneau patrouille dans le secteur 5 jours sur 7 pour intervenir auprès des personnes vulnérables.
- La SDC du Vieux-Montréal a mis en place le programme cohabitation et sécurité, soit un réseau d’alliés communautaires qui inclut notamment une brigade de propreté et de l’intervention de rue.
- Des équipes de la Ville procèdent à des opérations régulières de nettoyage et de délocalisation de campements en fonction de son plan d’intervention de gestion des campements.
- Une équipe de surveillance financée par la Ville est présente dans plusieurs lieux publics pour faire des liens entre les équipes de médiation communautaire et le SPVM pendant l’été, et ce, jusqu’au 1er novembre.
- Projet présence du SPVM : agit en prévention et en répression, assure une visibilité pour augmenter le sentiment de sécurité. Il s’agit d’une patrouille à pied et à vélo 24 h sur 24, 7 jours sur 7, dans une vingtaine d’endroits identifiés à la suite de signalements.
On cherche à savoir quelle est la différence entre EMMIS, l’adresse courriel cohabitation, et l’équipe de médiation communautaire, donc entre le 211, le 311 et l’adresse courriel.
- EMMIS (211) : offre une réponse sur appel pour des enjeux de cohabitation ou de partage de l’espace public, un dernier rempart avant d’appeler la police.
- 311 : pour des problématiques de propreté ou de graffiti dans l’espace public, infrastructures municipales brisées, problème d’aménagement, etc.
- Adresse courriel [email protected] : lorsque des campements sont aperçus dans l’espace public et qu'ils ne respectent pas les balises prévues au plan d’intervention de la gestion des campements.
- Équipe de médiation communautaire (Accueil Bonneau) : ces équipes patrouillent dans le secteur, on peut communiquer avec eux pour des problématiques récurrentes en cohabitation ou des personnes vulnérables qui semblent avoir besoin d’aide.
- 911 : criminalité observée ou la sécurité d’une personne est en danger.
Cet aide-mémoire résume qui appeler à quel moment dans le Vieux-Montréal.
Sentiment de sécurité et criminalité :
- Un été inédit a été vécu près du square Dalhousie, les enjeux de consommation de drogue sur la propriété privée se sont multipliés, ce qui n’est pas acceptable selon des participant(e)s. Après avoir rapporté les événements au poste de quartier, et après le déploiement des nouvelles patrouilles du SPVM (septembre), la situation s’est améliorée.
- Avant, des activités étaient organisées dans le square Dalhousie pour les enfants, ils pouvaient même y jouer seuls, maintenant, on ressent un sentiment d’insécurité juste pour aller chercher un Bixi à cet endroit.
- Problématiques vécues près du square Viger, il y a 20 ans, on avait laissé des campements au même endroit, il y a eu un crime et le campement a été démantelé. Il y a des craintes quant au risque que de nouvelles problématiques surviennent. Beaucoup de gens ont été observés faisant leurs besoins à proximité ou consommant de la drogue sur les trottoirs.
Éléments d’information donnés aux participant(e)s
- Avec le comité vigie, les données du 211 et du 311, les plaintes transmises à l’arrondissement, et l’ensemble des partenaires, la Ville identifie les zones chaudes pour offrir encore plus de services dans les endroits prioritaires, comme les nouvelles patrouilles spéciales du SPVM à pied et à vélo 7 jours sur 7, 24 h sur 24. On voit déjà des retombées positives.
- On a aussi fait des efforts pour faciliter les échanges entre l’ÉMMIS et le SPVM et assurer une plus grande présence de leur équipe.
- On a aussi la présence d’une équipe de médiation communautaire avec l’Accueil Bonneau qui peut intervenir auprès des personnes vulnérables.
Santé publique et consommation de drogues
- On demande pourquoi on a laissé des centres d’injection supervisée s’installer en plein centre-ville et s’il y a des modifications qui peuvent être faites. On observe des problèmes de comportement avec les personnes intoxiquées, ce qui augmente le sentiment d’insécurité pour les adultes et les enfants. Il est indiqué qu’il faut faire une distinction entre l’itinérance et les personnes intoxiquées.
- On parle de loger les gens, mais on se questionne, considérant le manque de professionnels dans nos hôpitaux, comment va-t-on faire pour accompagner en logement les gens qui ont des problèmes de santé mentale graves ou de dépendance? On demande beaucoup aux groupes communautaires qui manquent de ressources.
Éléments de réponse offerts aux participant(e)s
- Les centres d’injection supervisée ne génèrent pas l’augmentation de la consommation, mais existent pour éviter les surdoses et la propagation de d’autres maladies liées à la consommation (VIH, hépatite, etc.). Ce n’est pas idéal mais ces centres doivent exister pour éviter que les gens meurent en attendant de pouvoir les réaffilier et traiter leurs problèmes de dépendance.
- Il est important d’offrir un continuum de services pour réaffilier les gens. Il y a des programmes qui existent déjà, comme PRISM, qui accompagnent les gens vulnérables pour les maintenir en logement. Il faut recréer le filet social et les services offerts aux personnes vulnérables, ce dans quoi la Ville investit déjà notamment avec certains organismes.
Concertation et animation de l'espace public
- Certain(e)s mentionnent avoir des attentes quant à la présentation d’un plan avec des actions concrètes dans le secteur.
- L’animation des espaces publics fait aussi toute la différence pour certain(e)s, on le voit avec la place du Village, l’espace est vraiment intéressant et permet d’occuper un lieu et de réduire les méfaits. Il est suggéré de prévoir la même chose dans certains espaces comme le parc de la Chasse-galerie, espace Faubourg Québec, square Dalhousie, etc. Cela permettrait aussi d’augmenter le sentiment d’appartenance et de solidifier le tissu social.
- Il est suggéré d’aménager l’espace sous le viaduc Notre-Dame entre les rues Saint-André et Atateken, pour s’assurer que l’espace est occupé.
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