Une journée avec René Fernandez, contremaître voirie et parcs

Mis à jour le 26 janvier 2024
Temps de lecture : 3 min

René Fernandez est contremaître à la division de la voirie et des parcs sur Le Plateau.

Arrivé au Québec à l’âge de 18 ans, il a appris le français sur les bancs d’école… et les patinoires extérieures! Après des études en finances et un passage professionnel dans le milieu bancaire, il a choisi d’opérer un changement de carrière pour se rapprocher des gens et participer à l’amélioration de sa ville d’adoption. Partez à sa rencontre!

Comment t’es-tu retrouvé à occuper ce poste? Quels sont ta formation et ton parcours?

J’ai un DEC en sciences comptables et un BAC en finances. Je travaillais dans le domaine bancaire et un ami d’école, qui travaillait à la Ville de Montréal, m’a parlé du poste de contremaître. Je voulais d’autres défis, travailler sur le terrain, tout en faisant de la gestion d’employé(e)s. C’était un poste idéal pour moi, d’autant plus que je voulais contribuer à ma ville et servir la population.

Que fait au quotidien un contremaître à la voirie et aux parcs affecté au mobilier urbain?

On a un calendrier annuel avec les différentes activités que l’on fait selon les saisons. Par exemple, à l’heure actuelle, nous travaillons sur l’installation de supports à vélos pour l’hiver et sur le retrait de ceux de type cyclofixes. Chaque jour, j’affecte les gens dans mon équipe à des tâches, je traite les requêtes des citoyennes et citoyens. Nous travaillons aussi beaucoup en collaboration avec les divisions de l’arrondissement qui peuvent avoir des demandes et des projets spéciaux, comme les aménagements temporaires, les événements, les piétonnisations, etc. Nous sommes une petite équipe, mais nous sommes très actifs…et réactifs!

Quel est l’élément de ton travail que tu préfères?

Travailler en collaboration avec mon équipe. J’aime créer des liens avec mes employé(e)s, aller les voir sur le terrain, m’intéresser à leur travail et à leurs vies. C’est mobilisant, et ce, pour tout le monde!

Le travail d’équipe fait partie de ton quotidien et est essentiel. Explique-nous en quoi.

Je suis chanceux de pouvoir compter sur tout le groupe du mobilier urbain! Je peux toujours discuter avec le personnel des priorités, des attentes et des objectifs. On peut échanger nos points de vue. On se rencontre chaque matin à 6 h 30 pour la répartitionet j’aime accueillir les idées et les suggestions. Il s’agit d’une petite réunion courte où on résume aussi les actions de la veille, on souligne les bons coups, on fait des rappels de santé et sécurité, etc. Travailler en équipe me permet de mieux planifier et d’être proactif et organisé. Et on a la chance d’avoir une équipe stable et mobilisée!

Quelle est la problématique que tu vois le plus souvent dans ton travail?

On ne fait pas qu’informer lorsqu’on répond aux requêtes citoyennes. Parfois, il faut aussi faire de l’éducation et de la sensibilisation. Par exemple, une personne pourrait vouloir qu’on déplace un banc nouvellement installé. Sauf qu’il faut savoir qu’il y a toujours de la recherche, de l’analyse et des raisons derrière une action de notre part. Ce n’est jamais fait au hasard et nous essayons toujours de rendre Le Plateau-Mont-Royal le plus convivial possible pour tout le monde.

Sinon, les graffitis et le vandalisme sont des problèmes récurrents. Ça coûte cher de retirer des graffitis sur un banc ou de réparer les lattes d’une poubelle qui a été vandalisée. On essaie de recycler, de réutiliser, ou de trouver des moyens de récupérer du matériel, mais on économiserait beaucoup d’argent et de temps si tout le monde prenait soin du mobilier urbain.

Si tu avais un message à passer à la population du Plateau par rapport à ton travail, quel serait-il?

Chers citoyennes et citoyens du Plateau, vous avez beaucoup de chance d’avoir une équipe comme la nôtre, dévouée et professionnelle. Mon personnel est motivé et fait souvent le petit plus pour bien vous servir!

Enfin, as-tu un lieu coup de cœur sur Le Plateau? Si oui, lequel?

J’aime beaucoup le Petit-Laurier, le secteur dans le coin du parc. On a installé de beaux bancs pour prendre son café et profiter des arbres. Les petits commerces, le parc… c’est mon spot!

Merci René!