De Castelnau : Piétonne juste pour vous cet été

Mis à jour le 12 juin 2023
Temps de lecture : 1 min

La belle rue De Castelnau est piétonnisée, entre l’avenue De Gaspé et la rue Saint-Denis, durant l’été dans le quartier de Villeray.

Sur place, vous retrouvez des placottoirs conviviaux ainsi que du mobilier coloré qui rend l’expérience toujours aussi agréable. De nouvelles structures tout aussi originales accueillent une splendide exposition d’oeuvres d’artistes locaux audacieux et talentueux.

Depuis le 8 mai 2023, la rue De Castelnau Est, entre la rue Saint-Denis et l’avenue De Gaspé, est fermée à la circulation automobile pour donner la chance aux piétons de fréquenter les commerces locaux et de profiter de l’ambiance chaleureuse du quartier de Villeray.

Galerie des placottoirs 2023

La Place De Castelnau se transforme en musée à ciel ouvert avec l’exposition la Galerie des placottoirs.

Trois artistes de Villeray, aux parcours et pratiques diversifiés, ont été invités à créer des œuvres éphémères spécifiquement pour le site. 

Cette exposition est une initiative de la maison de la culture Claude-Léveillée.

Inscrit dans une volonté d’appropriation de l’espace, le travail d’Élisabeth Dupond prend appui sur une longue pratique de l’estampe et se poursuit dans une production polymorphe qui comprend l’intégration d’objets trouvés et des œuvres sur papier où prédomine le mouvement, où geste et signe se confrontent et se confondent.

Diplômée en gravure à l’École des Beaux-Arts de Montréal en 1969 et d’une maîtrise en arts visuels de l’UQÀM en 1993, Élisabeth compte plus d’une vingtaine d’expositions individuelles à son actif et participe à de nombreuses expositions collectives sur les scènes locale et internationale. Récipiendaire de plusieurs prix en estampe, en peinture ainsi qu’en arts numériques, ses œuvres se retrouvent dans les grandes collections publiques et privées.

Ici, les légendes urbaines se propagent au hasard, sans distinction de lieu, de temps, de public ou de tout autre contexte. Ainsi, des fragments de réalité urbaine (impression d’objets trouvés, photos, frottages) sont détournés de leur essence initiale afin de former de nouveaux objets, eux-mêmes porteurs de nouvelles histoires.

Pour cette artiste, il ne suffit pas de bien dessiner, mais plutôt d’écouter ses rêves pour arriver à une réelle création artistique. Très jeune, Sharhrzad Mirza-Hessab suit instinctivement cette certitude et arrête de reproduire les grands maîtres et de peindre d’après des modèles pour explorer davantage un pays de songes aux souvenirs colorés. Soutenue par un important mentor à l’École des Beaux-Arts de Paris, Yankel, elle crée en toute liberté en délaissant les diktats qu’imposent les styles et les formats classiques pour se concentrer sur ce qu’elle souhaite intimement raconter. Ainsi, le geste de peindre devient un moyen qui lui permet d’exprimer ses pensées afin de trouver paix et quiétude intérieure.

Née à Téhéran en Iran, Sharhrzad étudie au Lycée des Beaux-Arts de Bezhâd avant de se rendre à l’École des Beaux-Arts de Paris pour apprendre la peinture et la lithographie puis à la Sorbonne pour approfondir la théorie du dessin. Son travail a fait l’objet d’une trentaine d’expositions à Paris, Grenoble et Téhéran.

Les tableaux de Roby Provost Blanchard se présentent sur plusieurs espaces et plusieurs plans. Avant et arrière à la fois, ces espaces en cachent un autre. Les lieux s’échappent et défient les contraintes de notre monde.

Ici, il construit des cadrages nous menant à un espace lointain, qui semble trop grand pour résider dans le quartier. Malgré cette invitation, on se demande comment s’y rendre, mais on ne peut l’éviter. Nos yeux analysent et notre esprit reconstruit. Sommes-nous contraints à l’extérieur de ce monde?

Jouant avec les divers langages de la programmation pour créer des expériences visuelles entre le jeu vidéo, le documentaire et l’art internet, il explore le potentiel des espaces virtuels afin de créer des images qui mettent de l’avant l’abstraction du réel.