Secteur Champ-de-Mars

Mis à jour le 21 septembre 2021
Temps de lecture : 3 min

Les projets d’aménagement du secteur Champ-de-Mars sont le fruit d’une démarche participative qui vise à créer un carrefour entre le centre-ville et le Vieux-Montréal et à transformer les abords de l’autoroute Ville-Marie. Découvrez comment cette vision se concrétise.

Situé dans l’arrondissement de Ville-Marie, le secteur nommé Champ-de-Mars est délimité par le boulevard René-Lévesque au nord, les rues Atateken à l’est, Notre-Dame au sud et De Bleury à l’ouest. Il s’agit d’un secteur en pleine transformation, qui accueille des milliers de visiteurs et de travailleurs quotidiennement.

Localisé en partie à l’intérieur des limites du site patrimonial de Montréal, à l’entrée de la Cité administrative et au cœur de grandes institutions montréalaises, le secteur bénéficie d’une identité forte, marquée par un paysage urbain diversifié et empreint de l’évolution historique de Montréal.

Le projet secteur Champ-de-Mars regroupe un ensemble d’interventions visant à définir un cadre urbain attrayant et de grande qualité.

Objectifs

L’objectif principal du projet urbain est de redynamiser le secteur Champ-de-Mars. Ceci passe par un changement de vocation des espaces publics afin d’atténuer le caractère autoroutier et de faciliter les déplacements des piétons et des cyclistes, et par la mise en valeur des attraits du secteur. 

Cet objectif repose sur les cinq principes généraux d’aménagement :

  • L’appropriation du secteur par les usagers
  • La convivialité des liens de mobilité
  • La qualité de l’aménagement urbain
  • La mise en valeur d’un patrimoine riche et diversifié
  • La mise en valeur des monuments

Contexte

Dans les années 1970, la construction de l’autoroute Ville-Marie a créé une brèche importante entre le Vieux-Montréal et le centre-ville. La construction du Palais des congrès en 1984 et du Centre de commerce mondial en 1992, suivie de celle du Quartier international de Montréal en 2000 ont permis de réparer en partie cette fracture urbaine en recouvrant des portions de l’autoroute.

Un autre tronçon de l’autoroute, celui-ci aux abords de la station du métro Champ-de-Mars, a été recouvert en 2017 par le ministère des Transports (MTQ) en guise de legs du Gouvernement du Québec pour le 375e anniversaire de la fondation de Montréal. En plus du recouvrement, le MTQ a procédé à l’aménagement d’une place publique transitoire en vue d’un aménagement définitif par la Ville, soit la place des Montréalaises.

L’augmentation de l’affluence dans ce secteur due aux projets immobiliers privés et à l’implantation d’un hôpital universitaire, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal  (CHUM), met en évidence la nécessité de modifier l’environnement en faveur des déplacements des piétons et des cyclistes.

La transformation du quartier en images

Visionnez des images de l’évolution du quartier depuis 1928.

Projets du secteur

Outre le réaménagement des abords du CHUM et du CRCHUM qui vise une bonification des aménagements au profit des piétons et usagers, des projets d’aménagement majeurs sont inclus dans le périmètre du projet secteur Champ-de-Mars.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le site interactif du projet.

Une démarche citoyenne en continu

Le projet du secteur du Champ-de-Mars a pour particularité de reposer sur une démarche de concertation et de consultation des citoyens, pour alimenter la réflexion de l’équipe de projet et favoriser l’appropriation citoyenne du projet.

L’approche de participation citoyenne a été pensée pour favoriser des espaces d’échanges permettant à tous de contribuer. Des ateliers de codesign ont été organisés en 2014 et 2015 afin de définir la vision du secteur et la vocation de la future place publique aux abords du métro. Cette importante étape a permis de fédérer les différents acteurs du milieu et d’intégrer cette vision aux termes du concours international d’architecture de paysage organisé en 2017 et 2018.

Un jury, composé majoritairement de femmes, a accompagné les participants du concours pour ensuite sélectionner les 4 finalistes et finalement l’équipe lauréate. 

En 2020 et 2021, des marches exploratoires avec des citoyennes et groupes de femmes, dont le conseil des Montréalaises, ont permis, avec l’angle de l’ADS+, de bonifier le projet et d’intégrer quelques aspects spécifiques aux conditions des personnes plus vulnérables ou limitées physiquement.