Vladimir Delva : aide-bibliothécaire, auteur et spécialiste du hip-hop
À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, nous avons rencontré Vladimir Delva à la bibliothèque Réjean-Ducharme. Il nous a partagé son quotidien en tant qu’aide-bibliothécaire, mais aussi son expertise sur l’histoire du hip-hop au Québec.
Le 5 février, à la bibliothèque Réjean-Ducharme, Vladimir a présenté une conférence intitulée Les origines du hip-hop, de la Petite-Bourgogne à l’ensemble du Québec. Vous avez manqué cette activité? Si vous êtes intéressé par l’histoire, la culture, la philosophie et la mode reliée à ce type musical, n’hésitez pas à aller échanger avec lui lors de votre passage à la bibliothèque.
Ton intérêt pour le hip-hop québécois t’a amené à te spécialiser dans ce domaine. Peux-tu nous en parler?
Au cours des années 2008 et 2009, j’ai commencé à donner des ateliers d’information sur l’histoire du hip-hop au Québec. C’était dans un centre communautaire de Saint-Michel fréquenté par de jeunes adultes, le Centre Drop In (18-30 ans). Je ne trouvais aucune documentation sur l’histoire de ce style musical au Québec. Fortement intéressé par ce sujet, c’est ce qui m’a motivé à entreprendre un baccalauréat à l’université pour rédiger une monographie sur l’histoire du hip-hop dans notre belle province. Je voulais rédiger cette historiographie en tant que spécialiste, et non en tant que personne autodidacte. Je suis fier car mon livre Les Boss du Québec : R.A.P du Fleur de Lysée est le premier livre monographique et scientifique axé sur la culture hip-hop au Québec, de 1979 à 2015. Il est d’ailleurs disponible à la BanQ. Une réédition est en cours et une réimpression est prévue à la fin 2026. J’écris présentement le tome 2 qui devrait sortir probablement en 2027. Dans les bibliothèques de Montréal, on peut emprunter mon œuvre de fiction que j’ai sorti sous mon pseudonyme d’écrivain Kapois Lamort, soit Marie-Angélick 2020.
En tant que spécialiste de la culture hip-hop, tes recherches ont été utilisées dans des médias?
Oui, en effet. Mes études et mes analyses ont fait partie de projets médiatiques tels que : D’où je viens : Le Rap d’Ici (Radio-Canada OHdio), Visions Hip-Hop Qc (Centre Phi), SiriusXM Radio,les maisons de la culture de Montréalainsi que Sur paroles. Le son du rap queb au musée de la civilisation du Québec.
Depuis les trois dernières années, tout en travaillant à la bibliothèque, j’ai collaboré avec des artistes en arts visuels en agissant à titre de commissaire. Leurs expositions ont été présentées dans certaines maisons de la culture, au Centre Phi et au musée de la civilisation du Québec. Ce musée a consacré le quart de son espace à la plus grande exposition du hip-hop au Québec qui s’est terminée en janvier dernier. À travers un parcours sonore immersif, les gens ont pu découvrir cette culture, ses artisanes et artisans et comment leurs luttes et leurs propos ont influencé notre société au fil du temps. Ce fut une expérience très enrichissante.
Quelles formations possèdes-tu?
Je possède un baccalauréat en histoire de l’Université du Québec à Montréal. Je possède également quelques crédits en enseignement secondaire, donc je suis aussi enseignant suppléant à temps partiel dans le secteur de Montréal-Nord.
Depuis combien de temps travailles-tu à la bibliothèque Réjean-Ducharme?
J’y suis aide-bibliothécaire depuis trois ans. C’est un emploi que j’apprécie grandement et qui m’a offert une stabilité d’emploi. J’ai aussi participé à des projets très stimulants en 2006 et 2007 à la Ville de Montréal : Opération Montréal.net pour nettoyer le centre-ville lorsque j’étais aux études. J’ai œuvré en tant que coordonnateur des brigades durant cette période. J’ai également travaillé en tant que coordonnateur pour le développement de projets de sports et de loisirs dans le secteur de Peter-McGill dans l’arrondissement de Ville-Marie entre 2009 et 2010.
Quelles sont les principales tâches que tu réalises comme aide-bibliothécaire?
Je m’occupe de l’accueil des résidentes et résidents au comptoir, des abonnements sur place et en ligne pour la nouvelle clientèle, j’effectue aussi la préparation et la réparation de livres. On reçoit également une panoplie de clientèles en bibliothèque : des groupes scolaires, des camps de jour, des garderies, des organismes communautaires (ex. Le Portage, aide aux devoirs avec l’Atelier 850), des gens à la retraite et plusieurs jeunes familles. On s’assure d’être très cordial et de faire preuve d’entregent en tout temps.
Je fais des visites hors les murs avec la Biblio mobile. Une fois par mois, durant deux heures, on se rend au centre d’intégration à la vie active (CIVA) pour les personnes en situation de handicap physique. On leur apporte des livres, des DVD, CD et des instruments de musique. Les gens apprécient grandement ce service. Je suis aussi responsable de l’entrée des événements qui sont organisés dans notre bibliothèque sur le site Internet montreal.ca.
Le travail d’aide-bibliothécaire demande une bonne capacité d’adaptation. On est appelé à travailler sur des tâches variées et innovantes : préparation des enveloppes de semences pour notre grainothèque, préparation et promotion des nouveaux objets à prêter, animation d’ateliers en bibliothèque (ex. heures du conte et conférences) et j’en passe.
C’est un milieu que j’aime énormément et cela me fait plaisir de travailler avec des collègues très enthousiastes et une clientèle diversifiée.
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