Plan climat Montréal : objectif carboneutralité d’ici 2050

Mis à jour le 28 juin 2022
Temps de lecture : 2 min

Face à l’urgence climatique, Montréal prend l’engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre pour devenir carboneutre d’ici 2050. Les 46 mesures du Plan climat traceront la voie vers cet objectif pour faire de Montréal une ville résiliente, inclusive et carboneutre.

Plan climat : 46 actions pour atteindre notre cible

Pour atteindre la carboneutralité, Montréal a adopté un Plan climat. Celui-ci contient 46 mesures. En les déployant, nous allons :

  • mobiliser la population montréalaise 
  • accélérer l’adoption de modes de transport plus durables (transport en commun, marche, vélo)
  • réduire l’utilisation des énergies fossiles dans les bâtiments
  • verdir nos milieux de vie 
  • réduire le gaspillage alimentaire

Qu’est-ce qu’une ville « carboneutre »,  « résiliente » et « inclusive »?

Pour être « carboneutre , il faut avoir un impact nul sur le climat. Montréal réduira au maximum ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Elle compensera celles qui sont toujours émises dans l’atmosphère, par exemple,  en plantant des arbres et en créant de nouveaux espaces verts. Les arbres et d’autres végétaux absorbent le dioxyde de carbone (CO2), un des plus importants GES. 

La résilience, c’est notre capacité à résister à des chocs soudains, comme la pandémie COVID-19 ou les inondations du printemps 2019 à Montréal. C’est aussi être capables de s’adapter à des problèmes chroniques, comme la hausse de la température, les vagues de chaleur et les pluies abondantes. 

L’inclusivité, c’est de s’assurer que personne ne soit laissé pour compte et que tous bénéficient des changements qui découlent du Plan climat.

Pourquoi viser la carboneutralité?

Les changements climatiques entraînent des conséquences comme des chaleurs extrêmes, des sécheresses, des feux de forêt dévastateurs, des inondations et l’élévation du niveau des océans. À Montréal, on ressent déjà les impacts du réchauffement : canicules, inondations, périodes de gel-dégel, etc. 

Les émissions de GES produites par l’humain sont le grand coupable du réchauffement climatique. Les GES dans l’atmosphère retiennent sur Terre la chaleur produite par les rayons de soleil, comme les parois transparentes d’une serre. Cela fait monter la température globale.

À Montréal, les deux plus grandes sources de GES sont les carburants utilisés dans les voitures et le gaz naturel utilisé pour le chauffage de bâtiments. 

La destruction des milieux naturels contribue aussi au réchauffement climatique en éliminant les arbres et autres végétaux qui absorbent les GES.

Si on ne fait rien, les problèmes liés au réchauffement climatique s’aggraveront. Nous devons réduire rapidement les émissions de GES dans l’atmosphère. La lutte contre les changements climatiques est une responsabilité collective. Nous pouvons la mener, tous ensemble.

Il n’est pas trop tard pour agir

Le défi est grand, mais il n’est pas impossible à surmonter. Pour éviter les pires conséquences, il faut limiter la hausse du réchauffement planétaire à 1,5 °C. C’est le seuil fixé par la communauté internationale. Pour y arriver, nous devons diminuer nos émissions de GES de 55 % d’ici 2030. Cette décennie est cruciale pour être carboneutre en 2050.

Des villes comme New York, Paris et Toronto s’engagent, comme Montréal, à devenir carboneutres en 2050. Montréal agit déjà pour le climat de plusieurs façons : développement du transport actif et collectif, création de parcs, etc. Mais nous devons faire plus.

En agissant collectivement, nous diminuerons nos émissions GES, nous protégerons la biodiversité et les milieux naturels, et nous améliorerons notre qualité de vie. Posons ensemble des gestes concrets pour rendre notre ville carboneutre, résiliente et inclusive.

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